Le bilan de notre semaine passée en compagnie de notre famille nomade est contrasté.

En effet, d’un côté nous sommes ravis d’avoir pu découvrir ce mode de vie si différent du nôtre; d’avoir appris beaucoup sur le travail de la « ferme » et comment s’occuper des animaux; le tout au milieu d’une nature à couper le souffle. Se sentir dans un monde totalement différent de celui dans lequel nous avons l’habitude d’évoluer permet de se poser des questions, de se remettre en question parfois, ou en tous cas de sortir de sa zone de confort pour s’obliger à s’adapter et à vivre le mieux possible dans ce nouvel environnement.

D’un autre côté, nous sommes un peu déçus de la relation, ou plutôt du manque de relation, établie entre les parents de la famille et nous. Nous ne nous sommes pas sentis accueillis du tout. A notre arrivée sous la yourte, plusieurs mongols (4 hommes et 1 femme) se trouvaient là, et n’ont pas dénié nous dire bonjour, ni même nous regarder pendant près de 2 heures (malgré nos tentatives d’interactions). Ils ont ensuite sorti très vite des bouteilles de bières et de vodka. Le début d’une longue soirée, où nous étions trop souvent invités à boire, sans vraiment pouvoir refuser, et où les hommes sont devenus assez rapidement très ivres et lourds (notamment avec Camille). Bref, un mauvais départ qui ne nous a donc pas mis à l’aise comme nous l’aurions souhaité. Même si les enfants de la famille, eux, étaient adorables. Les jours qui ont suivi ont été moins alcoolisés mais les contacts et interactions avec les parents de notre famille d’accueil sont restés difficiles. La barrière de la langue n’a pas été le problème. Plutôt, le manque d’envie de communiquer et de transmettre/échanger avec nous. Nous ne remettons pas la faute exclusivement de leur côté, nous sommes également coupables de notre côté d’avoir surement trop vite relâcher nos efforts d’intégration et de nous être un peu trop isolés à certains moments.

Pour information, et en guise de conclusion, nous écrivons ce bilan à froid. Sur le moment, le niveau de confort et le malaise vis-à-vis des parents de la famille nous pesait énormément; ils nous a même amené à partir plus tôt qu’initialement prévu. Mais, avec du recul, nous sommes plus qu’heureux d’avoir pu vivre une expérience comme celle-ci, qui nous aura, pour sûr, marqué à vie et appris beaucoup.

 

 

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