La préparation d’un tel projet se décompose en deux pans; (1) le premier, essentiel, consiste en la recherche d’une famille prête à nous recevoir un petit moment, et à nous offrir nourriture et hébergement le temps de notre séjour. (2) Le second, tout aussi important, consiste à se projeter pour anticiper les potentiels besoins liés à une vie reculée pouvant s’avérer, sur le papier du moins, difficile.

Comment l’idée de ce projet a muri dans notre tête et comment nous nous y sommes pris pour trouver une famille d’accueil ?

Lors de notre choix d’itinéraire de tour du monde, la Mongolie a très vite fait l’unanimité entre nous deux. Ses grands espaces, ses chevaux, … et ses yourtes ne nous laissaient pas indifférents. Pour découvrir ce pays, sa culture; vivre avec des nomades nous est donc très vite apparu comme étant la bonne idée pouvant répondre à notre envie. Restait à trouver une famille pouvant (et idéalement voulant) nous accueillir.

Nous avons donc utilisé notre ami internet pour tenter de trouver une famille (en or) nomade vivant en Mongolie, et plus particulièrement la plateforme workaway.info qui met en relation des porteurs de projet et des volontaires un peu partout à travers le monde. Bien qu’en Mongolie, il ne regorge pas de projets de volontariat, une annonce correspondait parfaitement à nos critères. Nous sommes donc entrés directement en contact sur la plateforme avec Altaï, une mongole, elle même en relation avec quelques familles nomades cherchant des mains pour les aider avec leur bétail. Après quelques jours et messages échangés, nous apprenions la bonne nouvelle : une famille était prête à nous recevoir cet été pour 2 semaines.

A noter pour ceux qui souhaiteraient vivre une expérience similaire à la nôtre : de plus en plus de familles nomades se référencent sur AirBnB. Elles acceptent de recevoir des touristes sur plusieurs jours, en échange néanmoins de quelques dizaines d’euros par jour.

Comment nous sommes-nous préparés à vivre une telle expérience ?

Les plus aventuriers d’entre nous ne se poseraient peut-être même pas la question d’une préparation pour une expérience comme celle-ci; mais à y regarder de plus près (et étant tous les deux de nature prudente), plusieurs facteurs peuvent malheureusement gâcher l’expérience si la préparation a été bâclée voire omise.

Nous avons tenté autant que possible de se projeter dans un mode de vie nomade, sous une yourte située à plus de 50 km du premier village, et ce afin d’anticiper les difficultés qui pourraient survenir sur place. Bien sûr, nous avons posé un maximum de questions à Altaï, notre relai auprès de la famille, pour avoir une idée assez précise de ce que nous allions être amenés à vivre sur place.

1. L’isolement : la famille qui nous a reçus, a posé temporairement ses yourtes dans la région de Tov, à une centaine de kilomètres d’Oulan-Bator (> 2 heures de route). Le village le plus près se situe à 50 kilomètres, compte très peu d’habitants et surtout 0 médecin. En cas de pépin physique, cela peut donc devenir très vite la galère. Pour se rassurer, nous avons donc fait le plein de médicaments et de matériels de premier secours (pansements, bandage, compresses, …). Nous avons également acheté une carte SIM locale pour pouvoir appeler en cas d’extrême urgence (l’ambassade de France ou un moyen de rapatriement), après avoir vérifié auprès d’Altaï l’existence d’une couverture réseau dans la steppe.

Par ailleurs, les chiens des familles nomades peuvent s’avérer parfois agressifs. De nombreux histoires de morsures de chiens ayant la rage nous sont remontées aux oreilles. N’étant pas vaccinés, nous avons vérifié (encore une fois auprès d’Altaï) la présence de chien et le risque de nous faire mordre. Celle-ci nous a rassurés et a demandé à la famille d’attacher un de leurs chiens, le plus « agressif ».

2. Le travail sur place : le travail avec les animaux ne nous étant pas familier; nous avons acheté à Oulan-Bator des gants et des bottes pour pouvoir effectuer les travaux demandés dans les meilleurs conditions. Un investissement finalement pas forcément nécessaire mais qui peut apporter du confort dans certains cas.

3. La nourriture : la nourriture mongole est particulière. Les nomades se nourrissent exclusivement des produits provenant de leurs troupeaux : viande et abats (de chèvre essentiellement), et du lait (non pasteurisé évidemment). Ils disposent également de farine pour faire des pâtes et d’un peu de riz. L’eau est une source précieuse, et n’est pas potable. Nous avons donc acheté 2 bidons de 5L d’eau et quelques bouteilles de 1,5L avant de partir, ainsi que des barres de céréales et des noodles pour rassasier nos estomacs (ou plutôt les soulager) en cas de besoin.

4. La communication : les mongols nomades ne parlent pas un mot d’anglais; sous les conseils d’un français ayant vécu une expérience similaire, nous avons acheté un dictionnaire anglais -> mongol pour pouvoir communiquer un peu plus aisément qu’avec la simple langue des signes ! Des applications de traduction existent également, mais peuvent s’avérer moins pratiques d’utilisation dans les conditions difficiles de la steppe.

5. Les cadeaux : pour remercier nos hôtes de nous recevoir, nous ne souhaitions pas arriver les mains vides. Nous avons donc offert à chacun des petits cadeaux (cahiers, coloriages, ballons aux enfants; un éventail pour la maman, et de l’encens pour le papa) et des chocolats et sucrerie pour l’ensemble de la famille.

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s