Le Japon est un pays à part qui propose des sports atypiques dont le sumo fait partie. Nous avons découvert ce sport étonnant à travers un entraînement et nous en garderons un excellent souvenir.

La place du sumo dans la société japonaise

Le sumo est respecté de tous depuis toujours car il est un sport sacré, très proche de la religion. Les rituels effectués avant un combat servent à conjurer le mauvais sort, comme si une force supérieure pouvait altérer le résultat du match en défavorisant un des deux sumos.

Le sumo est un sport entièrement ancré dans la culture japonaise ; il apprend aux lutteurs à développer leur force mentale, à s’engager entièrement, et à respecter leurs adversaires et leurs paires. Les sumos forment une vraie communauté. Ils s’entraînent ensemble et habitent sous le même toit. Ils doivent suivre un régime particulier et ne doivent pas être déviés de leur principal objectif : « gagner ». Afin d’être le plus solide combattant, le sumo doit avant tout en imposer par sa taille et son poids.

Aujourd’hui, les jeunes adolescents japonais sont de plus en plus raffinés pour coller au mieux avec les codes d’esthétique de la société et ils sont de moins en moins intéressés par le métier du sumo, par peur de ne plus plaire.

Il existe aujourd’hui une vraie question sur la place de ce sport dans la société japonaise. C’est d’autant plus vrai que les gagnants de ces dernières années n’étaient pas japonais mais mongols.

Et pourtant, lorsque nous les avons vus s’entraîner, nous avons perçu à travers la force dégagée, une certaine élégance et du raffinement.

Assister à un entraînement de sumos : ça se mérite.

Si comme nous, vous avez une envie folle de voir des sumos en action, alors, comme nous, vous risquez d’être confronté à des difficultés pour le faire. Nous avons lu dans de nombreux guides que pour assister à un entraînement (plus impressionnant qu’un match selon dires d’experts !) et donc avoir son passe droit dans une écurie, il fallait se présenter avec un guide. Nous avons donc fait appel à Yuko, une guide japonaise connaissant bien le fonctionnement des écuries. Un appel doit être passé la veille pour le lendemain aux rares écuries qui veulent bien accueillir des touristes lors de leurs entraînements.

Par ailleurs, sachez-le, les sumos demandent en contrepartie un « cadeau » qui s’avère être en fait une somme d’argent allant de 3000 à 5000 Yens par spectateur (env. 30euros). Mais, franchement, ça les vaut largement.

Une expérience hors du temps

Dès notre arrivée à 7h40 à l’entrée de l’écurie, nous voyions les sumos s’étirer à l’extérieur, nous étions déjà en admiration.

Lorsque nous sommes entrés dans la salle d’entraînement, le décor était étonnant : de la terre au sol, un cercle désignant l’espace de combat, des coussins pour les spectateurs, mais aussi des lutteurs faisant des pompes et d’autres se jetant de toutes leurs forces sur d’autres sumos (pour renforcer la puissance du premier impact a priori ! ). Une première scène qui donnait envie de s’asseoir et de les admirer encore pendant 3h.

Les premiers à se jeter dans l’arène pour s’affronter étaient les « poids plus légers» (qui sont tout de même des beaux bébés). Leur entraînement a commencé par du renforcement avec de la musculation, des exercices d’agilité et de force. Ensuite, ils ont démarré des combats, à la chaîne pendant une heure. Chaque combat dure en moyenne 10 secondes. Le moment le plus important est celui du premier impact car il peut directement déstabiliser l’adversaire ou le sortir du cercle. A chaque fin de combat, tous les autres sumos attendant de combattre à leur tour s’approchent du gagnant en criant « HAIII » pour montrer qu’ils seraient honorés que le gagnant les choisisse pour participer au prochain duel. Après cet entraînement plus qu’éprouvant autant physiquement que mentalement (car ils allaient au bout d’eux-mêmes), les sumos « poids lourds » (des monstres physiques !) venaient pour les entraîner encore plus. Et puis, ce fut à leur tour de s’entraîner.

L’entraînement s’est terminé pour tous avec une séance d’étirements. Nous étions impressionnés par la souplesse et la coordination des sumos, de vrais gymnastes (mais en petites culottes ;)).

Les sumos sont classés par niveau. Deux de notre écurie avaient un très bon niveau (parmi les 20 meilleurs du pays). C’est eux qui donnaient les instructions aux plus jeunes. On sentait qu’il y avait un vrai respect de la hiérarchie, les autres sumos osaient à peine les regarder dans les yeux.

Cette expérience fut l’une de nos meilleurs au Japon. Elle nous laisse un souvenir impérissable et nous donnerait même presque envie de suivre nos « champions » dans les différents concours auxquels ils participent !

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Les sumos nettoyant leur espace d’entraînement
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La photo de famille à la fin de l’entraînement de Sumos
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Camille dans les bras d’un beau sumo ❤

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